L’Afghan ne nomme pas un procédé unique. En Afghanistan, le hash se travaille depuis toujours sur tout un spectre : du pollen sec et doré des plaines jusqu’aux résines très grasses des fermes d’altitude. Là-haut, les plantes gèlent dehors la nuit, et l’usage veut qu’on chauffe la matière pour faire fondre les trichomes avant de la presser à la main.
C’est cette branche-là que nous reprenons, et non le seul tamisage à sec auquel on résume souvent le nom. Nous extrayons sur plante fraîche congelée, dès la récolte, en 180 puis 150 microns — une filtration qui retient les trichomes les plus mûrs. Puis le travail se fait à chaud, la pression à la main : progressive, sans presse hydraulique, sans précipitation.
La matière obtenue est sombre, fondante et adhérente, et devient très dense dès qu’on la conserve au froid. C’est la chaleur du travail qui lui donne sa couleur et sa texture. Un mois d’affinage à froid.
Notre Charas lui ressemble beaucoup, et c’est volontaire : même finesse de tamis, même pressage à la main. Ce qui les sépare tient à la matière de départ — fraîche et congelée ici, séchée à pleine maturité là-bas.
« Afghan » désigne ici une matière et un pressage, pas une origine. Notre chanvre est cultivé en France, en agriculture raisonnée, et chaque lot est analysé.








