Le Charas est la plus ancienne manière connue de faire de la résine. Dans les contreforts de l’Himalaya, elle est roulée à la main, à même la plante, jusqu’à former des boules sombres et huileuses. Ce qu’on appelle un charas, c’est cette matière-là : dense, souple, qui se réchauffe entre les doigts.
Nous ne roulons pas. Nous tamisons, en 180 puis 150 microns, sur une fleur séchée à pleine maturité. Ce que nous avons gardé, c’est la main : la matière est travaillée à chaud puis pressée à la main, sans machine, jusqu’à devenir cette boule fondante et adhérente qui cède à la plus faible chaleur.
Le séchage à pleine maturité est un choix, pas une conséquence. En vieillissant sur pied puis en séchant, une part des cannabinoïdes de la fleur se transforme naturellement en CBN : c’est cette conversion que nous allons chercher, et elle explique à elle seule la place de cette référence dans la gamme. Rien n’est ajouté. Le taux est mesuré lot par lot et publié sur le certificat.
Le profil est puissant et légèrement exotique, aux notes sucrées et profondes. Un mois d’affinage à 16 °C.
Notre Afghan lui ressemble beaucoup, et c’est volontaire : même finesse de tamis, même pressage à la main. Ce qui les sépare tient à la matière de départ — séchée à pleine maturité ici, fraîche et congelée là-bas.
« Charas » désigne ici une matière, pas une origine ni un geste. Notre chanvre est cultivé en France, en agriculture raisonnée, et chaque lot est analysé.







