La Piatella nomme une matière : une extraction à l’eau glacée conduite sur fleur fraîche, puis stabilisée par un affinage lent à froid. Le mot vient de l’italien « piatto » (plat) et désigne la forme aplatie que prend la résine pendant cette maturation. La technique est récente — elle s’est diffusée en Europe au cours des dernières années, depuis Barcelone, et non depuis l’Italie contrairement à une confusion fréquente.
Nous extrayons sur plante fraîche, congelée, à l’eau et aux glaçons, puis tamisons en 75 puis 45 microns : la filtration la plus fine de l’atelier. La chaîne du froid n’est jamais rompue — c’est le centre du procédé, pas une précaution de conservation. Le mélange reste doux, l’affinage lent.
Ce que change cet affinage : les terpènes, normalement les premiers composés à se dégrader, restent préservés. La matière est cristalline et très réactive à la chaleur ; elle fond en quasi-totalité et laisse une légère adhérence. C’est un full melt, catégorie réservée aux extraits assez purs pour se consumer sans laisser de résidu.
Le profil est haut en terpènes, complexe et très intense, avec une pointe de carburant qui reste en bouche. Deux mois d’affinage à froid, nécessaires pour stabiliser un concentré aussi sensible à la chaleur.







